« Maison Rouge, une histoire de la soie en Cévennes » de Daniel Travier est paru le 30 juin 2026 aux Éditions Alcide.
« L’arbre d’or. Ce surnom donné au mûrier, dont la feuille nourrit le ver à soie, symbolise l’impact qu’a eu le commerce de la soie en Cévennes. Au prix d’un travail titanesque engagé dès le XVIe siècle, des amphithéâtres de terrasses ont essaimé sur les flancs des vallées, une certaine richesse s’est répandue. Au milieu du XIXe siècle, alors que les Cévennes sont devenues le premier producteur de soie en France, Louis Pasteur en personne est appelé au secours d’une sériciculture brutalement frappée par de mystérieuses maladies. À la recherche de vers à soie sains, les filateurs cévenols doivent entreprendre des voyages jusqu’en Extrême-Orient ! là où tout a commencé 5000 ans plus tôt. »
Daniel Travier est issu d’une famille protestante de Saint-Jean-du-Gard, ingénieur diplômé de l’INSA de Lyon, il est ethnographe et historien. Il a fondé le Musée des vallées cévenoles dont il a constitué les collections avant d’en diriger le transfert dans la filature de Maison Rouge, en 2018. Il a assuré différentes responsabilités au Parc national des Cévennes et dans bien d’autres structures patrimoniales et culturelles.
Avis de lecture :
Carole Hyza, nous livre son avis sur « Maison Rouge, Daniel Travier une histoire de la soie en Cévennes » Daniel Travier qui est paru le 30 juin 2026 aux Éditions Alcide.
C’est avec une grande justesse historique, de nombreux détails et une documentation riche, que Daniel Tavier expose l’histoire de la soie en Cévennes, via le prisme de Maison Rouge. Cette remarquable filature permet d’appréhender l’histoire séricicole de la région jusqu’à son crépuscule, puisque ce fut la dernière en fonctionnement sur le territoire national.
Aujourd’hui, reconvertie en lieu patrimonial, un musée sur la société cévenole depuis le XVIIIe siècle, elle méritait qu’un ouvrage lui rende hommage. Une mise en page soignée vient servir le propos qui est clair et parfaitement illustré avec des archives de qualité, des gravures de différentes époques, des photographies touchantes et des schémas explicites.
Ce livre devient à coup sûr un incontournable des bibliothèques cévenoles et des amoureux de la région et de son histoire !
Carole Hyza, Conservatrice en chef du patrimoine.




