« Écarlate » de Christine Pawlowska, est une récente « redécouverte ».

Rédigé alors que l’autrice avait à peine 18 ans et publié en 1974 au Mercure de France, Écarlate est un récit autobiographique fulgurant et sans fard sur les tourments de l’adolescence.

Il a été réédité le 28 août 2025 aux Éditions du sous-sol dans la collection Souterrains, avec une nouvelle préface de Blandine Rinkel et accompagné en parallèle d’une enquête biographique de Pierre Boisson intitulée Flamme, volcan, tempête – Un portrait de Christine Pawlowska.
C’est cette double parution (le texte original de 1974 et l’enquête de 2025) qui permet aujourd’hui de redécouvrir cette figure singulière de la littérature française.
« Écarlate est le récit autobiographique d’une jeune fille qui raconte à sa mère qu’elle parle avec un spectre de la fenêtre de sa chambre, qui attend toute la nuit l’arrivée du matin, assise au pied de son lit, qui se demande, si elle dort, qui lui donnera la lune, qui désire la mort, qui est sans cesse en fuite, qui veut rester dans sa folie et garder sa violence. »

Christine Pawlowska (un pseudonyme) est l’auteure d’un court récit d’inspiration autobiographique, « Écarlate », paru en 1974 au Mercure de France et salué alors par une critique subjuguée. Le livre est adoubé par la critique comme le public.

La vie de Christine Pawlowska fut rocambolesque. L’auteure a fugué, dormi dans des halls d’immeuble, fréquenté des voyous, des assassins – elle a d’ailleurs manqué de tuer et de se tuer aussi – elle a été avorteuse, kidnappeuse, romancière, mère et tenancière de bar… Elle s’est brûlée en cours de route, elle a fait de mauvaises rencontres et a connu bien des malheurs. Pawlowska était radicale en amour, en amitié, en littérature. Mère de deux fils, elle est morte prématurément à 44 ans.