« Un village cévenol mobilisé contre l’antisémitisme, Saint Jean du Gard 1940 – 1944 » de Nelly Duret est paru le 20 avril 2026 aux Éditions Ampelos.
« Dans les Cévennes, à Saint-Jean-du-Gard, un village ordinaire devient entre 1940 et 1944 un refuge silencieux face à la barbarie nazie. Fruit de plus de quinze années d’enquête, cet ouvrage fait revivre une mobilisation collective longtemps restée dans l’ombre : habitants, élus, croyants ou non, unis par une même exigence d’humanité, ont protégé, caché et sauvé des Juifs au péril de leur vie. À travers des témoignages poignants de ces « Justes devant Dieu » et des destins singuliers, Nelly-Claire Duret éclaire une histoire de courage discret et de résistance civile. Un récit nécessaire qui interroge notre présent et rappelle combien la mémoire demeure un rempart contre l’oubli et la haine. »
Enseignante, passionnée d’histoire et de folklore local et responsable associative, Nelly Duret est devenue l’historienne de Saint Jean du Gard.
Avis de lecture :
Christine Zanella Savy, nous livre son avis sur « Un village cévenol mobilisé contre l’antisémitisme, Saint Jean du Gard 1940 – 1944 » de Nelly Duret est paru le 20 avril 2026 aux Éditions Ampelos.
Ce livre très documenté est un recueil de témoignages sur la façon dont les habitants de Saint-Jean-du-Gard, village des Cévennes, ont lutté contre la barbarie nazie en cachant des Juifs entre 1940 et 1944.
Après quinze années d’enquête sur le terrain, l’historienne Nelly Duret a couché sur le papier une mémoire secrète, prête à disparaître. Les témoignages authentiques de ces “Justes”, unis par leur foi en l’humanité, montrent comment des gens ordinaires ont refusé le diktat de l’occupant et sauvé des Juifs au péril de leur propre vie.
Nelly Duret montre comment cette démarche humaniste a surtout été portée, dans les premières années, par les pasteurs de la commune et des alentours, inspirés par la résistance camisarde devant les armées royales aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mais de Paul Privat aux sœurs Lafont en passant par l’enseignant Marceau Lapierre ou le maire Henri Bentkowski, chacun de ces anonymes, qu’il soit pasteur ou non, a pris des risques insensés et choisi la désobéissance civile pour coller à sa vision de la liberté et de la fraternité. Et ce, sans que la moindre trahison ne vienne ternir, dans les village le tableau immaculé de cette résistance unanime.
Un ouvrage édifiant qui permet de s’interroger utilement sur la façon dont nous accueillons aujourd’hui les migrants…
Christine Zanella-Savy – Chargé de mission diffusion culturelle.




