« Qui ne consent doit mourir » de Cyrielle Gau est paru le 25 août 2025 aux Éditions Les mots qui portent.


« En 2020, Emma est victime de violences conjugales et se retrouve dans un service de réanimation.

La fiction se mêle ensuite à des périodes emblématiques de la lutte des femmes. Du Moyen Âge à #Metoo, des chasses aux sorcières de la Renaissance à la Révolution, de la Grande Guerre au mouvement écoféministe, les violences faites aux femmes se reproduisent. Quels que soient leurs prénoms – Emma, Héloïse, Émeline, Lison –, quelle que soit l’époque, ce sont les mêmes femmes, le même courage, la même détermination à exister et à se faire respecter. »


Née en 1957, Cyrielle Gau a vécu plusieurs années en Nouvelle-Calédonie. De retour dans le Var, où elle séjourne aujourd’hui, elle s’inscrit à un atelier d’écriture avec Mireille Pochard et travaille notamment sur la « Nouvelle » et le « Détournement de contes ». Avec un groupe de passionnés de littérature, elle participe à la création du prix littéraire : « Un Livre au Village », dont l’originalité est son jury populaire, et l’ambition : faire lire tout un village. « Outre-mère » est son premier roman.

Avis de lecture :

Christine Zanella Savy, nous livre son avis sur « Qui ne consent doit mourir » de Cyrielle Gau est paru le 25 août 2025 aux Éditions Les mots qui portent.

Ce roman original traite d’une question sociétale qui traverse les âges : celle des femmes violentées, torturées ou ostracisées par les hommes. Du Moyen Age où elles sont brûlées comme sorcières aux féminicides d’aujourd’hui, le roman met en scène des héroïnes successives qui portent quasiment le même prénom et qui sont, chacune à leur époque, l’incarnation tragique d’un destin empêché ou brisé.

La partie centrale du livre retrace les désillusions de lavandières et tricoteuses parisiennes lors de la Révolution française, lorsqu’elles comprennent, au fil de déconvenues politiques et syndicales, que la Déclaration de l’Homme et du Citoyen n’est en rien applicable à la citoyenne…

Ces vies en écho qui s’entremêlent forment un canevas racontant toujours la même histoire : celle de la place laissée aux femmes dans une société patriarcale.

Rattaché aux Cévennes par le château de Calberte où se noue la destinée de plusieurs femmes à des époques différentes, ce livre poignant éclaire d’une lumière crue le sort de la gent féminine à travers les siècles. Un témoignage quasi documentaire servi par une écriture limpide.

Christine Zanella Savy – Chargé de mission diffusion culturelle.